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Technologie&plus

En 1997, ce pays a commencé à développer un modèle cadastral qui 
pouvait servir aux 16 États du pays. Connu sous l’acronyme « ALKIS® », 
ce nouveau modèle utilise les techniques SIG dans la gestion des 
données, tout en préservant la précision importante nécessaire 
pour positionner les monuments et les caractéristiques. ALKIS utilise 
la même structure de données que le système topographique 
allemand « ATKIS® », ce qui permet une interaction directe entre 
les informations cadastrales et les données topographiques. Un 
troisième système d’informations, « AFIS® », gère les données des 
stations de contrôle géodésique allemandes. Baptisé « initiative 
AAA », ce travail rassemble les trois systèmes en un modèle 
d’information intégré.

Définir la base de données ALKIS s’est avéré une tâche formidable. 
Une seule structure pour le modèle ALKIS est nécessaire mais il est 
essentiel de conserver les informations existantes provenant de 
chaque État. Malgré un niveau assez important de standardisation 
(en systèmes de coordonnées, par exemple) les États avaient des 
exigences différentes pour la collecte, la gestion et la communication 
des données cadastrales. Si ALKIS a préservé les normes locales, 
passer à un nouveau système cadastral n’a pas été simple.

Une grande partie de la transition a été assurée par des progiciels 
de terrain et de bureau desservant le marché allemand. À partir de 
son siège à Braunschweig, HHK Datentechnik GmbH développe 
un logiciel géomatique destiné à aider les topographes allemands 
dans leurs applications cadastrales et dans d’autres applications. Le 
responsable de l’assistance technique de HHK Norbert Sperhake a 
déclaré que les conséquences pour les topographes locaux étaient 
gérables. « Les entreprises de topographie doivent réduire les 
conséquences de ce changement pour les topographes de terrain. 
Les réglementations et les procédures locales ne vont pas beaucoup 
évoluer. Il y a des changements de noms pour les attributs et les 
valeurs mais, en général, c’est assez facile à gérer ».

Les avantages d’ALKIS vont bien au-delà des aspects techniques. 
Ainsi, pendant la construction d’une maison, un topographe 
devra collecter la position de la structure, comme d’habitude. Mais 
pour satisfaire les exigences ALKIS, le topographe doit également 

consigner l’adresse, le type de construction (bois, briques, etc.) ainsi 
que le nombre d’étages. Le topographe peut également consigner 
des informations sur la propriété et le nombre de familles vivant dans 
le bâtiment. Des photos et d’autres remarques peuvent compléter 
les mesures sur le terrain.

La collecte d’informations pour ALKIS - ou tout projet cadastral 
détaillé - nécessite une équipe sur le terrain qui suive des 
procédures de mesure spécifiées afin de s’assurer que les positions 
ont la précision exigée. Les topographes utilisent le logiciel 
Trimble Business Center pour définir des bibliothèques de codes 
de fonctionnalités qui guident les équipes sur le terrain dans la 
collecte des informations nécessaires. Ces bibliothèques peuvent 
être utilisées par le logiciel de terrain Trimble Access sur tous les 
contrôleurs de terrain Trimble ainsi que sur des équipements de 
collecte de données portables SIG Trimble. Les données de terrain 
sont téléchargées dans Trimble Business Center ; les mesures y sont 
analysées et ajustées, si besoin. Les résultats peuvent ensuite être 
transférés vers les systèmes d’informations cadastrales et foncières 
en utilisant des fichiers de forme ou certains formats standards ou 
personnalisables par l’utilisateur.

Si les nouveaux systèmes cadastraux offrent d’importants 
débouchés commerciaux aux topographes, ils sont assortis de 
défis intéressants. Les systèmes peuvent augmenter le volume et 
la complexité des données que les topographes doivent collecter 
et gérer, tout en maintenant les niveaux nécessaires de précision et 
d’exactitude. La valeur des informations cadastrales peut se traduire 
en recettes complémentaires du fait d’un travail accru. Ceci implique 
d’accroître la productivité et l’efficience des méthodes de travail 
des topographes sur le terrain et au bureau. Selon N. Sperhake « La 
collecte d’informations des nouveaux systèmes cadastraux est un 
mélange de flux de travail pour la topographie et de SIG. La collecte 
de données sur le terrain est la clé de l’exactitude et de la rentabilité. 
Les sociétés les plus performantes auront des topographes sur le 
terrain et au bureau à même de travailler dans les deux modes ».

Voir article de fond dans le numéro de novembre 2012 de POB :  
www.pobonline.com